La nuit est longue, je fume le matin
3
Dans le hangar, une odeur pas possible. Enfin si, puisque si une odeur est impossible, je ne pourrais pas la sentir. Je fais cette image pour dire que cette odeur est en particulier malodorante. Mais cette odeur est possible. Je hais le langage quand il vient me taper sur les couilles de cette manière. Il fait le malin. Je suis dans un hangar et je me sens pas bien. Je suis dans mon complexe appareil. Pas simple un corps de ce calibre, je vous jure. Ce qui est beau dans la vie passe nécessairement par un consensus. Je peux être le seul à trouver beau un requin qui fait rouler des chandelles sur son nez. Si je suis seul dans mon idée de beauté, mon idée est belle seulement pour moi. Je suis seul. Et je suis beau, vachement oui.
Je compte oui 8 malfrats dans le hangar, plus Sharon Stone. En tout : neuf. Les murs sont couleur envie de vomir. Sharon Stone est à peine habillée. Elle est bronzage de mon point de vue. Je suis courbaturé dans les courbes à tuer. Je sais que mon affaire était un peu risquée. Je savais bien que si je me faisais la peau de Jack Jones et six fois la femme de Jack Jones, sa bande aurait des comptes à me rendre après. Pour une baise du tonnerre de Dieu, un homme pas comme les autres est prêt à prendre le risque de créer.
Je crée donc je sue comme un vrai diable. Mes tempes sont taureau, rouge Séville et sable craquant. Je suis dans mon complexe appareil, je le disais plus tôt, en haut, dans le ciel Bouddha et bouillant comme de la chaux. Il sue chaud, fait sourire tout le monde. Je suis dans mon monde et je bande encore. Cela doit faire 4 à 5 heures sans une seule faiblesse. Black Market est vraiment le prince ou un ange ou une brute. Quand tu joues le rouge à la roulette russe, le noir sort. Quand tu joues au poker, avec une main superbe, disons une Full House, il est absolument certain que tu perds ta chemise contre le mec devant toi. Quand il pleut, il fait soleil dans tes ovaires ou tes couilles, blabla. Quand tout, rien. Je suis dans un hangar qui me fout dans une rage telle. Sharon Stone fait des étirements dans son coin. Un des malabars arrive à ma hauteur. Il me tâte les reins avec une tête de reine. Je suis Socrate dans le contraire du sens. Je connais déjà tout et ne veut rien dire qui vaille la peine de perdre la vie.
— Jean dit : tu travailles pour quel salaud mon chien chaud?
Je ne réponds pas, me fais faire une chirurgie plastique dans les côtes. Je bande encore étrangement, étanche comme un étang. Je ne travaille pour personne. Je ne travaille pas. Je suis trop beau gosse pour travailler. Cela est évident à voir. La bande à Jack Jones est soit stupide ou subtile. Elle doit quand même être pas si mal : je sue et je bave comme un Bouvier Bernois. Le surnom de tantôt : chien chaud. Il faut lire comme on baise : lentement, avec rythme désaxé et colombe aux arbalètes, dénicher dans la chair les poisons et les ruses.
Sharon Stone me paraît bonne à ma cause. Je suis bon à sa cause, sa cause étant la cause des causes. Le cunnilingus salement bien rendu, Chose. Elle sort de sous sa jupe mon Louisville Slugger. Je sais. Une bate de baseball sous une jupe, absurde, pas super crédible. Prenez ceci dans la gueule : je vis dans un corps, absurde, pas super crédible. Je crée et invente au risque de faire mieux que le bon Dieu. Sainte Marie!… Sharon Stone me passe la bate, avant quoi elle me détache habilement sans provoquer la suspicion des malfrats à Jack Jones. Elle danse un tzigane devant mes pupilles gales et si. Dans mes mains, la bate. Stone se paie la tête de 3 malfrats à Jack Jones. Je prends les 5 autres. Bang!… Pow!… Le tout se passe à la Batman des années 70. Quand la bédé se termine, la bande à Jack Jones rejoint Jack Jones dans sa tombe. On quitte le hangar.
Black Market marche noir dans la rue, avec Sharon Stone dans la cervelle, dans le cimetière et dans son urètre.


0 Commentaires:
Enregistrer un commentaire
<< Home